Assises du journalisme : (in) formation en question
21 janvier 2009 à 01h24
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« Il faut permettre au plus grand nombre d’accéder à des formations dans le domaine du journalisme » : c’est l’une des conclusions des Assises Internationales du journalisme, qui se sont déroulées hier à la maison des Métallos (Paris, XI)
« Aujourd’hui, mieux on est formé, plus on a de chance de trouver du boulot et d’évoluer dans le métier », rappelle Jacqueline Papet, rapporteure de l’atelier "Qualité et Information".
Pourtant, si 2000 nouvelles cartes de presse ont été accordées en 2008, à peine 15% des nouveaux journalistes sortaient de l’une des 12 écoles reconnues par la profession – alors qu’il existe actuellement plus de 80 cursus formant aux métiers du journalisme en France. Jacqueline Papet propose donc d’ouvrir un débat public, qui associera les partenaires sociaux, les écoles, et le ministère de l’Education pour « réfléchir à la cohérence des différentes politiques d’agrément des formations initiales ».
« Pourquoi n’y aurait-il que 12 écoles reconnues par la profession ? Je suis hostile à limiter le nombre de cursus », explique la rapporteure. « La profession doit rester ouverte, et la formation ne doit pas être fermée au plus grand nombre ».
Jacqueline Papet espère que les écoles mettront en place des politiques favorisant la diversité culturelle, et qu’elles permettront le plus possible aux étudiants boursiers d’accéder aux formations: « Les candidats boursiers doivent pouvoir tenter leur chance au même titre que les autres. »
Quoi qu’il en soit, il reste de nombreux journalistes au parcours plus chaotique n’ayant pu suivre de formation initiale. L’atelier « Qualité de l’information » leur propose de suivre une « formation minimale », dont la durée n’a pas été déterminée, dans les trois premières années de leur insertion professionnelle. Cette formation serait dispensée par les écoles reconnues.
Enfin, améliorer le contenu des formations semble indispensable. Comme l’a rappelé Jean-Luc Benhamias, vice-président du Modem, lors du débat public qui a conclu les Assises Internationales du Journalisme, « les erreurs commises par les professionnels sont en partie dues aux insuffisances des formations. Il faut améliorer les connaissances des étudiants dans les domaines historiques, politiques, économiques… » Car pour garantir au public une information de qualité, il faut avant tout garantir aux professionnels une formation de qualité.
« Aujourd’hui, mieux on est formé, plus on a de chance de trouver du boulot et d’évoluer dans le métier », rappelle Jacqueline Papet, rapporteure de l’atelier "Qualité et Information".
Pourtant, si 2000 nouvelles cartes de presse ont été accordées en 2008, à peine 15% des nouveaux journalistes sortaient de l’une des 12 écoles reconnues par la profession – alors qu’il existe actuellement plus de 80 cursus formant aux métiers du journalisme en France. Jacqueline Papet propose donc d’ouvrir un débat public, qui associera les partenaires sociaux, les écoles, et le ministère de l’Education pour « réfléchir à la cohérence des différentes politiques d’agrément des formations initiales ».
« Pourquoi n’y aurait-il que 12 écoles reconnues par la profession ? Je suis hostile à limiter le nombre de cursus », explique la rapporteure. « La profession doit rester ouverte, et la formation ne doit pas être fermée au plus grand nombre ».
Jacqueline Papet espère que les écoles mettront en place des politiques favorisant la diversité culturelle, et qu’elles permettront le plus possible aux étudiants boursiers d’accéder aux formations: « Les candidats boursiers doivent pouvoir tenter leur chance au même titre que les autres. »
Quoi qu’il en soit, il reste de nombreux journalistes au parcours plus chaotique n’ayant pu suivre de formation initiale. L’atelier « Qualité de l’information » leur propose de suivre une « formation minimale », dont la durée n’a pas été déterminée, dans les trois premières années de leur insertion professionnelle. Cette formation serait dispensée par les écoles reconnues.
Enfin, améliorer le contenu des formations semble indispensable. Comme l’a rappelé Jean-Luc Benhamias, vice-président du Modem, lors du débat public qui a conclu les Assises Internationales du Journalisme, « les erreurs commises par les professionnels sont en partie dues aux insuffisances des formations. Il faut améliorer les connaissances des étudiants dans les domaines historiques, politiques, économiques… » Car pour garantir au public une information de qualité, il faut avant tout garantir aux professionnels une formation de qualité.





