"Le journalisme doit rester ouvert"
20 janvier 2009 à 17h23
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9h30 du matin, la salle se remplit petit à petit avec une demi-heure de retard, et les moins ponctuels sont obligés de former une nouvelle rangée de chaises au fond de la pièce. Bienvenue à l’atelier 3 des Assises, consacré à la qualité de l’information. A l’ordre du jour, plusieurs points sensibles sont abordés, notamment sur les questions de la formation des journalistes et sur les conditions de travail au sein des rédactions.
Le directeur de séance annonce : « la profession de journaliste doit rester ouverte », c'est-à-dire d'exercice libre sans condition de diplôme. Consensus général. Ce postulat de base débouche sur une série d’interrogations sur la formation des étudiants mais aussi sur celle des journalistes non issus d’écoles reconnues par la profession. Sur les 2000 nouvelles cartes de presse accordées l’année dernière par la CNPEJ, seulement 295 ont été attribuées à des rédacteurs issus d’écoles, soit seulement 15%. Il reste donc 85% de journalistes sans formation initiale spécifique, dont l’insertion dans le monde du travail est plus difficile. L’atelier propose l’idée d’une formation minimale au cours de ses trois premières années d'exercice professionnel.
Seulement les sources de financement ne sont pas définies et les patrons de presse semblent peu enclins à y participer. Daniel Deloit, le directeur de l’ESJ, l’école de journalisme de Lille, est plutôt emballé par l’idée. « On a chaque année la capacité suffisante pour accueillir 20 à 30 pigistes pour une formation continue, mais cette formation a un coût. Il faut sortir de la logique marchande pour cet enseignement ». Christophe Deloire, directeur du CFJ à Paris propose : « on peut imaginer prélever sur le fonds de modernisation de la presse pour financer la formation». Le droit à la formation sera inscrit dans les préconisations. Les Assises suggèrent en outre la création d’un organisme unique pour collecter la taxe d’apprentissage et la redistribuer entre les écoles.
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=234.0;attach=348.mp3
Afin de laisser le journalisme « ouvert », l’atelier suggère des mesures pour favoriser la diversité dans les écoles et les médias ainsi que l’adaptation des formations à l’évolution de la profession. De grands projets qui impliquent une meilleure connaissance entre les employeurs et les écoles. Un consensus sur ces voeux pieux est trouvé même si quelques interrogations subsistent. Qui va assurer le suivi de la qualité des formations, qui sera en charge de collecter la taxe et qui financera la formation des pigistes ? Des zones d’ombres qui ne seront pas éclaircies au cours de la séance. On se dépêche de passer au sujet suivant, la journée est longue et le rapport doit être rendu à 19h…
Le directeur de séance annonce : « la profession de journaliste doit rester ouverte », c'est-à-dire d'exercice libre sans condition de diplôme. Consensus général. Ce postulat de base débouche sur une série d’interrogations sur la formation des étudiants mais aussi sur celle des journalistes non issus d’écoles reconnues par la profession. Sur les 2000 nouvelles cartes de presse accordées l’année dernière par la CNPEJ, seulement 295 ont été attribuées à des rédacteurs issus d’écoles, soit seulement 15%. Il reste donc 85% de journalistes sans formation initiale spécifique, dont l’insertion dans le monde du travail est plus difficile. L’atelier propose l’idée d’une formation minimale au cours de ses trois premières années d'exercice professionnel.
Seulement les sources de financement ne sont pas définies et les patrons de presse semblent peu enclins à y participer. Daniel Deloit, le directeur de l’ESJ, l’école de journalisme de Lille, est plutôt emballé par l’idée. « On a chaque année la capacité suffisante pour accueillir 20 à 30 pigistes pour une formation continue, mais cette formation a un coût. Il faut sortir de la logique marchande pour cet enseignement ». Christophe Deloire, directeur du CFJ à Paris propose : « on peut imaginer prélever sur le fonds de modernisation de la presse pour financer la formation». Le droit à la formation sera inscrit dans les préconisations. Les Assises suggèrent en outre la création d’un organisme unique pour collecter la taxe d’apprentissage et la redistribuer entre les écoles.
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=234.0;attach=348.mp3
Afin de laisser le journalisme « ouvert », l’atelier suggère des mesures pour favoriser la diversité dans les écoles et les médias ainsi que l’adaptation des formations à l’évolution de la profession. De grands projets qui impliquent une meilleure connaissance entre les employeurs et les écoles. Un consensus sur ces voeux pieux est trouvé même si quelques interrogations subsistent. Qui va assurer le suivi de la qualité des formations, qui sera en charge de collecter la taxe et qui financera la formation des pigistes ? Des zones d’ombres qui ne seront pas éclaircies au cours de la séance. On se dépêche de passer au sujet suivant, la journée est longue et le rapport doit être rendu à 19h…






