Obama et l'Afrique
07 November 2008 à 11h03
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Dans la nuit du 4 au 5 novembre dernier, Barack Obama a été élu 44ème président des Etats-Unis. Mais il est aussi le premier président américain d’origine africaine. Son père est kenyan. L'élection de Barack Obama va-t-elle influencer la politique américaine vis-à-vis des pays africains ?
De nombreux chefs d’état et représentants africains se sont réjouis de la victoire de Barack Obama. Parmi eux, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, l’ex-président de l’Afrique du Sud ou encore le porte-parole des affaires étrangères soudanaises. Nelson Mandela s’est ainsi adressé au vainqueur : « Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur ».
Si la question a été peu abordée au cours de la campagne présidentielle, le sénateur de l’Illinois a déjà pris part à plusieurs dossiers africains abordées au Sénat américain : l’intervention au Darfour, la mise en accusation de Charles Taylor à la cour pénal internationale et les élections en République démocratique du Congo.
Nathalie Berger, responsable du pôle Amérique au sein d’Amnesty International rappelle que l’ONG a soumis un rapport au candidat lors de sa campagne afin de le sensibiliser au sort des populations soudanaises au Darfour et des violences faites aux femmes en République démocratique du Congo. Elle espère que les droits humains demeurent une priorité de sa politique.
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=212.0;attach=274
Malgré tout, Barthélémy Courmont, chercheur à l’institut de relations internationales et stratégiques, a ainsi ajouté dans une interview pour le New African (octobre-décembre 2008) : « l'avenir de l'Afrique ne dépend pas uniquement des Etats-Unis, ni des Africains américains. D'autres pays se montrent aujourd'hui très présents sur le continent africain, et bénéficient parfois d'un accueil positif de la population (…). Les Américains n'ont pas, et c'est une bonne nouvelle, à eux seuls le destin de l'Afrique entre leurs mains ». Les spécialistes restent donc mesurés. Barack Obama aura déjà fort à faire avec la crise économique qui agite son pays.
Sabrine Kasbaoui
De nombreux chefs d’état et représentants africains se sont réjouis de la victoire de Barack Obama. Parmi eux, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, l’ex-président de l’Afrique du Sud ou encore le porte-parole des affaires étrangères soudanaises. Nelson Mandela s’est ainsi adressé au vainqueur : « Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur ».
Si la question a été peu abordée au cours de la campagne présidentielle, le sénateur de l’Illinois a déjà pris part à plusieurs dossiers africains abordées au Sénat américain : l’intervention au Darfour, la mise en accusation de Charles Taylor à la cour pénal internationale et les élections en République démocratique du Congo.
Nathalie Berger, responsable du pôle Amérique au sein d’Amnesty International rappelle que l’ONG a soumis un rapport au candidat lors de sa campagne afin de le sensibiliser au sort des populations soudanaises au Darfour et des violences faites aux femmes en République démocratique du Congo. Elle espère que les droits humains demeurent une priorité de sa politique.
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=212.0;attach=274
Malgré tout, Barthélémy Courmont, chercheur à l’institut de relations internationales et stratégiques, a ainsi ajouté dans une interview pour le New African (octobre-décembre 2008) : « l'avenir de l'Afrique ne dépend pas uniquement des Etats-Unis, ni des Africains américains. D'autres pays se montrent aujourd'hui très présents sur le continent africain, et bénéficient parfois d'un accueil positif de la population (…). Les Américains n'ont pas, et c'est une bonne nouvelle, à eux seuls le destin de l'Afrique entre leurs mains ». Les spécialistes restent donc mesurés. Barack Obama aura déjà fort à faire avec la crise économique qui agite son pays.
Sabrine Kasbaoui

