Quel statut pour les pigistes?
20 janvier 2009 à 17h35
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Comment améliorer les conditions de travail des pigistes? Le Livre vert des Etats Généraux de la presse ne fait pas mention d'un possible statut. Pourtant, leur nombre augmente, ils représentent 20 à 22% des journalistes soit environ 7 à 8000 personnes. Mais leur situation est souvent précaire.
Les pigistes sont nombreux autour de la table et tout le monde y va de sa petite anecdote. « Il y a 10 ans, j’étais payé environ 500 francs du feuillet, aujourd’hui c’est entre 50 et 60 euros. Il n’y a que dans la pige que le salaire baisse » s’étonne une jeune pigiste. A la rémunération qui baisse s'ajoute un manque de reconnaissance de la part des rédactions. « Un journaliste pigiste n’a pas le droit de faire reconnaitre son ancienneté, il est souvent considéré comme un sous-journaliste » s’emporte Fernando Malverde, le secrétaire du SNRT-CGT de France 3.
Comment arriver à imposer un traitement équitable pour les pigistes ? Yann Kerveno, le médiateur de l’atelier n’y va pas par quatre chemins : « on demande le retrait du protocole d’accord de novembre 2008 sur le statut de pigiste qui est tout bonnement inacceptable. On demande aussi la fixation d’un barème de piges dans tous les médias ainsi qu’une prime de 5000 euros par an reversée par le gouvernement ou les employeurs ».
Le médiateur estime à 41 millions d’euros, les économies réalisées par les rédactions grâce aux pigistes qui « travaillent chez eux et utilisent leur propre matériel ». Les réactions fusent. « Ce n’est que de l’idéal ! Il faut faire attention aux revendications » estime Béatrice Pujebet, ancienne rédactrice dans un grand quotidien national et aujourd’hui pigiste. « Un journal pense avant tout à survivre, c’est l’argent qui compte. Tout le reste n’est qu’un rêve, je n’y crois pas une seule seconde ».
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=235.0;attach=346.mp3
Jean Bayle, directeur d’une agence de conseils aux éditeurs est lui aussi sceptique sur les discours. « Comment vous allez faire tout ça ? » demande-t-il à l’assemblée. La réaction est directe. « C’est le moment de faire valoir nos droits. Il est temps de s’exprimer » déclare un membre de l’association de pigistes les Incorrigibles. Le public s’agite, le brouhaha s’amplifie et il est temps pour le bureau des médiateurs de rédiger la synthèse des propositions sur le sujet. On passe à la suite du programme...
Les pigistes sont nombreux autour de la table et tout le monde y va de sa petite anecdote. « Il y a 10 ans, j’étais payé environ 500 francs du feuillet, aujourd’hui c’est entre 50 et 60 euros. Il n’y a que dans la pige que le salaire baisse » s’étonne une jeune pigiste. A la rémunération qui baisse s'ajoute un manque de reconnaissance de la part des rédactions. « Un journaliste pigiste n’a pas le droit de faire reconnaitre son ancienneté, il est souvent considéré comme un sous-journaliste » s’emporte Fernando Malverde, le secrétaire du SNRT-CGT de France 3.
Comment arriver à imposer un traitement équitable pour les pigistes ? Yann Kerveno, le médiateur de l’atelier n’y va pas par quatre chemins : « on demande le retrait du protocole d’accord de novembre 2008 sur le statut de pigiste qui est tout bonnement inacceptable. On demande aussi la fixation d’un barème de piges dans tous les médias ainsi qu’une prime de 5000 euros par an reversée par le gouvernement ou les employeurs ».
Le médiateur estime à 41 millions d’euros, les économies réalisées par les rédactions grâce aux pigistes qui « travaillent chez eux et utilisent leur propre matériel ». Les réactions fusent. « Ce n’est que de l’idéal ! Il faut faire attention aux revendications » estime Béatrice Pujebet, ancienne rédactrice dans un grand quotidien national et aujourd’hui pigiste. « Un journal pense avant tout à survivre, c’est l’argent qui compte. Tout le reste n’est qu’un rêve, je n’y crois pas une seule seconde ».
http://www.pressebook.fr/forums/index.php?action=dlattach;topic=235.0;attach=346.mp3
Jean Bayle, directeur d’une agence de conseils aux éditeurs est lui aussi sceptique sur les discours. « Comment vous allez faire tout ça ? » demande-t-il à l’assemblée. La réaction est directe. « C’est le moment de faire valoir nos droits. Il est temps de s’exprimer » déclare un membre de l’association de pigistes les Incorrigibles. Le public s’agite, le brouhaha s’amplifie et il est temps pour le bureau des médiateurs de rédiger la synthèse des propositions sur le sujet. On passe à la suite du programme...






